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Prix d’une application mobile

Prix d’une application mobile : ce qui fait varier le budget

Une application mobile se budgète comme un produit, pas comme un site. Ce guide détaille les postes à chiffrer, les frais fixes publiés par Apple et Google, et la façon d’obtenir des devis comparables. Il ne donne aucun prix moyen, et il explique pourquoi.

Par Lucas Urbain · Publié le

Pourquoi aucun prix n’est affiché ici

Studio, le configurateur de Loovia, chiffre quatre formules web : landing page, site vitrine, e-commerce, web app. Il ne propose pas de formule d’application iOS ou Android. Annoncer ici une fourchette reviendrait à en inventer une.

Deux applications peuvent n’avoir rien en commun. Une application de prise de rendez-vous tient en quelques écrans. Une application avec comptes, paiement, notifications et connexion à un logiciel existant se budgète comme un projet à part entière.

Ce guide fait donc autre chose : il liste ce qu’il faut chiffrer, ce qui fait bouger chaque ligne, et les seuls montants que des tiers publient eux-mêmes.

Les sept postes d’un budget d’application

Les quatre premiers sont engagés avant la publication. Les trois derniers reviennent après, tant que l’application vit.

  1. Cadrage et conception. Les usages, les écrans, les parcours, les prototypes, puis l’interface pour iOS et Android. Chaque écran retiré à ce stade n’est ni développé, ni testé, ni maintenu.
  2. Développement. En natif, avec un code par plateforme, Swift pour iOS et Kotlin pour Android ; ou en multiplateforme, avec un code partagé. Le choix pèse sur le coût initial comme sur l’entretien.
  3. Serveur, données et administration. Comptes, contenus, commandes, notifications, et l’interface qui permet de les gérer. Presque toute application connectée en a besoin, et les premières estimations l’oublient souvent.
  4. Tests et recette. Plusieurs appareils, plusieurs tailles d’écran, plusieurs versions du système, puis votre validation.
  5. Publication. Comptes développeur, textes et captures des fiches, politique de confidentialité, puis validation par Apple et par Google, qui peut demander des corrections.
  6. Maintenance. Compatibilité avec les nouvelles versions des systèmes, correctifs, surveillance du serveur.
  7. Évolutions. Les fonctions que l’usage réel révèle après le lancement.

Ce qui fait varier le budget

Six facteurs expliquent l’essentiel des écarts entre deux devis, ou entre deux projets qui semblent proches.

Six facteurs de variation du budget d’une application mobile

FacteurLa question à se poserEffet sur le budget
Écrans et fonctionsDe quoi la première version a-t-elle vraiment besoin ?Chaque écran se conçoit, se développe, se teste et se maintient.
PlateformesiOS seul, Android seul, ou les deux ?Viser deux systèmes demande plus de travail qu’en viser un, sauf code partagé.
Choix techniqueNatif, multiplateforme, ou application web ?Le natif exploite tout le téléphone ; le code partagé évite de refaire le même travail deux fois.
Comptes et donnéesDes contenus fixes, ou des comptes, des commandes, des paiements ?Un espace connecté ajoute un serveur et une interface d’administration.
Connexions à l’existantFaut-il relier l’application à un CRM, une caisse, un site e-commerce ?Chaque connexion se développe, se teste et se maintient.
Sécurité et conformitéL’application traite-t-elle des données personnelles ou des paiements ?Ces exigences structurent le développement dès le départ. Pour la Suisse, voyez le guide Créer un site internet en Suisse.

Les frais des magasins d’applications

Chez Apple, le programme Apple Developer coûte 99 USD par année d’adhésion, ou l’équivalent en monnaie locale lorsqu’elle est proposée (Apple Developer, passage traduit par nos soins). Sur la vente de biens et de services numériques par l’App Store, la commission est de 30 %, ramenée à 15 % pour les participants de l’App Store Small Business Program, ouvert aux développeurs dont les revenus nets n’ont pas dépassé 1 million USD l’année précédente. Dans les boutiques de l’Union européenne, Apple applique d’autres conditions : une commission de 26 % sur les ventes traitées par Apple In-App Purchase, ramenée à 15 % pour ces mêmes participants, et la possibilité de proposer un autre moyen de paiement dans l’application, à 20 % (10 % pour les participants) (Apple Developer, Apps in the EU, passage traduit par nos soins).

Chez Google, l’inscription du compte développeur Play Console se règle par un versement unique de 25 USD (aide Play Console). Les frais de service sur les ventes dépendent du marché de l’utilisateur (aide Play Console, frais de service). Hors Australie, Espace économique européen, États-Unis, Japon et Royaume-Uni, ils sont de 15 % sur le premier million de dollars de revenus annuels du développeur et de 30 % au-delà, et de 15 % pour les abonnements à renouvellement automatique, jusqu’au déploiement des nouveaux frais annoncés par Google. L’Espace économique européen, où se trouve la France, suit depuis le 30 juin 2026 une autre grille, détaillée sur la même page.

Application mobile ou application web ?

Si votre besoin tient dans un navigateur, la formule « Web app » de Studio chiffre une application web dès 4 990 € HT, avec un délai indicatif de 21 à 45 jours. Une application web ne passe pas par les magasins : pas de validation à attendre, pas d’installation à demander.

Selon les fonctions du téléphone dont vous avez besoin, une application installée reste nécessaire. Le cadrage tranche : il pose la question de ce que l’utilisateur doit pouvoir faire, avant celle de la technique.

Le guide Prix d’un site internet explique comment lire les montants de Studio.

Comment obtenir des devis comparables

Donnez le même brief à chaque prestataire. Il tient sur une page et contient :

  • l’objectif de l’application et le public visé ;
  • les plateformes souhaitées, iOS, Android ou les deux ;
  • la liste des écrans, même sommaire ;
  • les comptes utilisateurs, les paiements et les notifications attendus ;
  • les langues ;
  • les données ou logiciels existants à relier ;
  • la maintenance souhaitée après le lancement.

Exigez en retour un devis par écran ou par fonction, avec le serveur, les tests, la publication et la maintenance sur des lignes séparées. Demandez aussi que les comptes développeur soient ouverts à votre nom : ils portent l’application et ses éventuels revenus.

Ce que Loovia a déjà publié

Fox’Up, l’application d’orientation des 15-25 ans, est publiée sur l’App Store en France, en six langues. Elle figure parmi les réalisations de ce site. Elle illustre une application menée jusqu’à son magasin, mais elle ne tient pas lieu de prix : chaque projet se chiffre selon son propre périmètre.

Sources

Chaque référence ci-dessous a été ouverte le 12 octobre 2026.

  1. Apple Developer, « What’s included » (Apple Developer Program)Cotisation de 99 USD par année d’adhésion ; commission de 30 % ou 15 %.
  2. Apple Developer, App Store Small Business ProgramCommission réduite à 15 %, seuil de 1 million USD de revenus nets.
  3. Aide Google Play Console, « Premiers pas avec la Play Console »Frais d’inscription uniques de 25 USD.
  4. Apple Developer, « Apps in the EU »Conditions commerciales dans l’Union européenne : commissions de 26 % et 15 %, autres moyens de paiement à 20 % et 10 %.
  5. Aide Google Play Console, « Frais de service »Frais de service par marché ; 15 % puis 30 % hors des marchés à grille spécifique ; grille de l’Espace économique européen depuis le 30 juin 2026.
  6. Studio, le configurateur de LooviaFormules proposées et délais de la formule Web app.

Questions fréquentes sur le prix d’une application mobile

Un projet précis en tête ? Écrivez à business@loovia.com.

Aucun chiffre sérieux n’existe sans la liste des écrans et des fonctions. Studio ne chiffre pas les applications iOS et Android : le prix se fixe après un cadrage d’une heure et un devis par écran.

Apple demande 99 USD par année d’adhésion au programme développeur. Google Play demande 25 USD, une seule fois. Une commission peut s’y ajouter sur les ventes de biens et de services numériques faites dans l’application.

Cela dépend de l’endroit où se trouvent vos utilisateurs. Si votre public se concentre sur un système, une première version pour ce seul système peut suffire. Viser les deux augmente le budget, sauf avec un code partagé.

Le natif exploite au mieux les fonctions du téléphone. Le multiplateforme partage un code entre les deux systèmes. Le bon choix se prend au cadrage, selon les fonctions attendues et le budget d’entretien.

Il n’existe pas de durée standard. Elle dépend du nombre d’écrans, des connexions à l’existant et de la validation des magasins. Les délais de Studio concernent des sites et des applications web, pas des applications mobiles.

Idéalement vous. Le compte porte l’application et ses éventuels revenus : demandez qu’il soit ouvert à votre nom et que le devis le précise.

Pour aller plus loin

  • Prix d’un site internet

    Les montants de Studio, des exemples calculés et les points à vérifier dans un devis.

  • Comment choisir une agence web

    Dix questions à poser avant de signer, applicables à une application comme à un site.

  • Fox’Up

    Une application d’orientation, de son site à sa publication sur les magasins.

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